
Article mis à jour le 5 novembre 2026 par M & F
L’agrivoltaïsme associe sur une même parcelle production agricole et production d’électricité solaire. Bien conçu, il protège les cultures et apporte un revenu complémentaire aux agriculteurs ; mal conçu, il peut sacrifier l’agriculture. Voici sa définition, le cadre légal, les types d’installations, les avantages, les limites et trois cas pratiques.
L’essentiel à retenir
- Principe : panneaux solaires au service de l’agriculture.
- Cadre : loi de 2023 et décret de 2024.
- Atouts : protection climatique, revenu complémentaire.
- Vigilance : l’agriculture doit rester l’activité principale.
- Cultures : vigne, arboriculture, maraîchage, élevage ovin.
Sommaire
Comment fonctionne l’agrivoltaïsme
| Type d’installation | Principe | Exemples |
|---|---|---|
| Panneaux surélevés | Structures hautes permettant le passage des engins | Arboriculture, vignes |
| Trackers orientables | Panneaux pilotés selon les besoins des plantes | Maraîchage, grandes cultures |
| Panneaux verticaux | Rangées espacées, cultures entre les lignes | Prairies, céréales |
| Élevage sous panneaux | Pâturage ovin entre et sous les structures | Prairies |
Des producteurs d’énergie renouvelable comme Tenergie développent ce type de projets en partenariat avec les agriculteurs.
Avantages et limites
| Avantages | Limites |
|---|---|
| Revenu complémentaire pour l’agriculteur | Risque de priorité donnée à l’énergie |
| Protection contre chaleur, grêle et gel | Coût et complexité des structures |
| Économies d’eau par moindre évaporation | Impact paysager |
| Production d’électricité renouvelable locale | Besoin de suivi agronomique |
L’agrivoltaïsme fait partie des solutions de la transition écologique. Pour le solaire chez les particuliers, voir nos conseils pour choisir ses panneaux solaires.
Les conditions d’un projet réussi
- Partir d’un besoin agricole réel (protection, eau, ombre).
- Associer l’agriculteur dès la conception.
- Choisir une structure compatible avec les cultures et les engins.
- Prévoir un suivi agronomique avec une parcelle témoin.
- Respecter le cadre réglementaire et les règles d’urbanisme.
Trois cas pratiques
Cas n°1 — Vignoble méridional
Situation : vignes exposées aux canicules. Projet : panneaux pilotables qui ombragent aux heures chaudes. Résultat attendu : moins de stress hydrique et un revenu complémentaire.
Cas n°2 — Élevage ovin
Situation : prairie pâturée. Projet : panneaux surélevés et pâturage maintenu. Résultat attendu : ombre pour les animaux et entretien de la parcelle par le troupeau.
Cas n°3 — Verger
Situation : risques de grêle et de gel. Projet : structures protectrices équipées de panneaux. Résultat attendu : récoltes mieux protégées.
Questions fréquentes sur l’agrivoltaïsme
Qu’est-ce que l’agrivoltaïsme ?
L’agrivoltaïsme consiste à installer des panneaux solaires sur une parcelle agricole de façon à ce que la production d’électricité et la production agricole coexistent et se renforcent. Les panneaux doivent apporter un service à l’agriculture, comme la protection contre la chaleur, la grêle ou le gel, ou l’amélioration du bien-être animal.
Quelle différence avec une centrale solaire au sol ?
Une centrale au sol classique occupe le terrain sans activité agricole significative. En agrivoltaïsme, l’activité agricole reste principale et durable : culture, élevage ou arboriculture se poursuivent sous ou entre les panneaux.
Quel est le cadre légal en France ?
La loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables de 2023 a défini l’agrivoltaïsme, et un décret de 2024 en précise les conditions : service rendu à l’agriculture, maintien d’une production agricole significative et limitation du taux de couverture de la parcelle par les panneaux.
Quels sont les avantages pour l’agriculteur ?
Un revenu complémentaire stable grâce au loyer ou à la vente d’électricité, la protection des cultures contre les aléas climatiques, une moindre évaporation de l’eau et parfois de l’ombre pour les animaux.
Quels sont les risques ou les critiques ?
Le risque de dérive vers des projets surtout énergétiques au détriment de l’agriculture, la hausse de la valeur du foncier agricole, l’impact paysager et la nécessité d’un suivi agronomique sérieux pour vérifier les bénéfices annoncés.
Quelles cultures sont adaptées ?
Les vignes, l’arboriculture, certaines cultures maraîchères et les prairies pour l’élevage ovin sont les plus étudiées. Les panneaux peuvent être fixes, sur trackers orientables ou en toiture de serres.
Ce qu’il faut retenir
L’agrivoltaïsme peut concilier agriculture et énergie renouvelable, à condition que les panneaux rendent un véritable service aux cultures ou aux animaux et que la production agricole reste principale.
Il s’inscrit dans la transition écologique des territoires.
Sources officielles
- Ministère de la Transition écologique — cadre de l’agrivoltaïsme.
- Légifrance — loi n° 2023-175 du 10 mars 2023.
- ADEME — études sur l’agrivoltaïsme.
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