Énergie

Tout savoir sur la maison en bois autosuffisante

By 28 novembre 2021janvier 3rd, 2022No Comments
Temps de lecture : 4 min.

Dans un précédent article on a traité le sujet de la maison BBC et comme la coût de l’énergie fait gonfler nos factures de chauffage, on traitre dans cet article le sujet de la maison en bois autosuffisante. La maison en bois autosuffisante est un moyen qui permet de faire une économie d’énergie et de réduire l’impact environnemental de l’homme sur la planète. 

Qu’est-ce qu’une maison en bois autosuffisante ?

La maison en bois autosuffisante est une maison écologique avec laquelle parer à un éventuel épuisement des ressources naturelles énergétiques. Également appelée maison passive, basse consommation ou autonome, elle produit elle-même l’énergie dont ses occupants ont besoin pour bien vivre. Par quels moyens y arrive-t-elle ? Quels sont ses avantages et inconvénients et quel est le coût d’une telle construction ? Apprenez plus sur la maison en bois autosuffisante.  

Définition d’une maison en bois autosuffisante ou autonome 

Une maison est dite autonome quand elle ne dépend d’aucun réseau pour fournir ce dont ses occupants ont besoin. Elle n’a pas besoin de réseau d’électricité ni de réseau d’eau, de gaz ou d’assainissement pour être fonctionnelle. Elle produit elle-même l’énergie électrique avec laquelle alimenter ses appareils électriques, son chauffage et son ballon d’eau chaude. Elle se sert aussi de ressources naturelles sur place pour avoir de l’eau propre à la consommation et à l’usage domestique. 

Les sources d’électricité dans une maison en bois autonome 

Pour produire de l’électricité, une maison autonome se sert de diverses solutions écologiques. On en cite : 

  • les panneaux solaires photovoltaïques en toiture, 
  • les éoliennes, 
  • les hydroliennes, etc. 

Ces solutions sont pourtant soumises à des variations de production et de consommation selon la saison. C’est pourquoi l’investissement dans des batteries de stockage d’énergie s’avère nécessaire. 

Les moyens utilisés pour se chauffer dans une mais écologique 

Une maison autosuffisante compte aussi sur son plan et son orientation pour se chauffer avec la lumière solaire. Elle peut également choisir le chauffage au bois si située près ou dans une zone forestière. Le puits canadien est une autre alternative grâce à laquelle la maison autonome chauffe ou rafraîchit son intérieur selon la saison. 

En renforçant l’isolation de sa toiture, ses combles, ses murs et son sol, une maison autonome devient également facile à chauffer. En effet, ses besoins en chauffage en seront fortement réduits, ce qui rend plus aisée la recherche de moyens de production de chaleur. L’installation de volets et de stores ou la création d’une toiture ou d’un mur végétalisé l’aide en outre à conserver la fraîcheur en été. 

Les sources d’eau dans une maison autosuffisante

Pour produire de l’eau sanitaire, une maison autonome se sert d’eau de pluie qu’elle stocke et traite mécaniquement et chimiquement. En effet, il est interdit d’utiliser cette eau pour la consommation ou pour la douche. Pour ces dernières, elle exploite des nappes souterraines et récupère puis recycle les eaux usées pour arroser les plantes. En installant des systèmes de filtration et d’épuration, la maison autosuffisante arrive à obtenir une eau de qualité, propre à la consommation. 

Avantages et inconvénients d’une maison en bois autosuffisante 

Une maison autosuffisante présente ainsi des avantages intéressants financièrement parlant, mais ne manque pas de certains côtés négatifs. 

Les avantages d’une maison autosuffisante 

Il y a de nombreux avantages économiques, environnementaux et sécuritaires à construire et à habiter dans une maison autosuffisante. On en cite : 

  • une empreinte écologique quasiment nulle de ses occupants, 
  • une indépendance totale vis-à-vis des réseaux d’électricité, de gaz et d’eau, 
  • aucune obligation à s’abonner à des fournisseurs d’énergie, 
  • aucune facture d’énergie à payer tous les mois, 
  • une gestion autonome de la consommation de l’énergie électrique et de l’eau, 
  • une utilisation à bon escient des ressources naturelles renouvelables, 
  • la liberté de choisir les systèmes et les matériaux à utiliser, 
  • la possibilité de survivre normalement en cas de catastrophe naturelle pouvant interrompre l’approvisionnement en énergie et en eau, etc. 

Les inconvénients d’une maison en bois autonome 

En dépit de ses avantages séduisants, une maison autosuffisante présente certains inconvénients. Ce sont : 

  • un coût de construction élevé à cause des achats et des installations des équipements de production d’énergie autonome nécessaires, 
  • l’impossibilité de recourir au réseau national en cas de dysfonctionnement de ses installations, 
  • l’obligation d’entretenir ou de réparer régulièrement les matériels installés, 
  • la nécessité de disposer de la place tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison pour la mise en place de ces équipements, etc. 

Combien coûte une maison en bois autosuffisante ? 

Comme dit en haut, une maison en bois autosuffisante peut être assez chère à construire. Cela vient surtout de ses matériaux de fabrication et matériels de production et de gestion d’énergie spécifiques à y installer. Les entreprises de construction estiment que la construction d’une maison passive hors eau hors air tourne autour de 1 000 euros TTC par men moyenne. Celle d’une maison passive clé en main se situe autour de 2 150 euros TTC par men moyenne. Le prix moyen d’une maison autonome peut ainsi se chiffrer à 1 800 euros par m2. Ce montant peut grimper en cas d’ajout d’un ou de plusieurs étages. 

Cependant, de nombreux critères conditionnent ces coûts. Une maison autosuffisante ne peut donc pas forcément être plus chère qu’une maison classique. Il suffit de faire preuve de logique et de bon sens lors de sa conception. 

Les critères conditionnant le coût de la construction d’une maison autosuffisante

En général, le coût de la construction d’une maison autonome dépend de : 

  • sa superficie, 
  • sa configuration, 
  • ses matériaux de construction, 
  • les techniques utilisées, 
  • le tarif de la ou des entreprises employées, 
  • les prix des artisans,
  • les honoraires de l’architecte, de l’ordre de 8 à 15 % du montant du chantier, etc. 

Au cas où le propriétaire se charge lui-même de certains travaux, il peut faire baisser ce coût. C’est le cas pour les travaux de second œuvre tels que la plomberie ou l’électricité. Toutefois, il faut qu’il dispose des connaissances et du savoir-faire nécessaires pour les réaliser dans les règles de l’art.  

Construction de maison autonome : les aides disponibles  

Des aides de l’État sont également disponibles pour aider les primo-accédant à amortir ce coût. En effet, la construction d’une maison autonome répond aux obligations permettant d’obtenir des subventions relatives à la transition énergétique. C’est le cas de l’Eco-prêt à taux zéro ou du Crédit d’impôt pour la Transition Énergétique ou encore des aides provenant de l’Anah (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat).