Article mis à jour le 6 novembre 2026 par M & F
L’essentiel à retenir
- Livret A et LDDS : deux livrets d’épargne réglementée sans impôt ni frais.
- Livret A : plafond de 22 950 €, ouvert dès la naissance, retraits libres, 0 % d’impôt et 0 % de prélèvements sociaux.
- LDDS : plafond de 12 000 €, réservé aux majeurs domiciliés fiscalement en France, avec le même taux et la même fiscalité.
- Taux : révisé au 1er février et au 1er août selon une formule (inflation + €STR), avec un plancher de 0,5 %.
- Un seul livret de chaque par personne : la double détention est sanctionnée.
- Couple : 2 Livrets A + 2 LDDS, soit 69 900 € d’épargne défiscalisée par foyer.
- Utilité sociale : environ 60 % des dépôts financent le logement social via la Caisse des Dépôts.
- Encours : plus de 600 milliards d’euros et plus de 80 millions de comptes au total.
Sommaire
Livret A et LDDS : le guide complet de l’épargne réglementée
Plafonds, taux, fiscalité, retraits, cumul en couple : voici tout ce qu’il faut savoir pour bien utiliser le Livret A et le LDDS. Vous trouverez aussi trois cas pratiques chiffrés et l’ordre de remplissage conseillé.
À lire aussi : le PEA, pour dynamiser l’épargne au-delà des livrets.
Le Livret A et le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) sont les deux piliers de l’épargne réglementée en France. Au total, ils comptent plus de 80 millions de comptes. De plus, leur encours dépasse 600 milliards d’euros.
Toutes les banques les distribuent. Par ailleurs, ils offrent d’abord une garantie de l’État. Ensuite, leur fiscalité est nulle : 0 % d’impôt sur le revenu et 0 % de prélèvements sociaux. De plus, les retraits sont libres à tout moment. Enfin, l’argent déposé finance le logement social, l’économie sociale et solidaire et la transition énergétique.
Ce guide passe donc tout en revue :
- les conditions d’ouverture et les plafonds ;
- le taux et sa formule de calcul ;
- la fiscalité, les retraits et le cumul possible ;
- le comparatif avec le LEP et le Livret Jeune ;
- l’utilité sociale des dépôts ;
- trois cas pratiques chiffrés et les bonnes stratégies d’épargne.
Livret A et LDDS : de quoi parle-t-on ?
Le Livret A : le placement historique des Français
Le Livret A est le plus ancien produit d’épargne réglementée français. La loi du 22 mars 1818 l’a créé sous la Restauration. Son but était donc d’encourager l’épargne populaire.
Pendant longtemps, seuls La Banque Postale, les Caisses d’Épargne et le Crédit Mutuel le proposaient. Depuis 2009, en revanche, toutes les banques peuvent le distribuer. Selon Service-Public.fr (fiche F2365), toute personne physique peut ainsi y placer une épargne disponible, avec une rémunération garantie par l’État.
Le LDDS : l’épargne solidaire et durable
Le LDDS a changé plusieurs fois de nom :
- Codevi (Compte pour le développement industriel) d’abord, en 1983 ;
- LDD (Livret de développement durable) ensuite, en 2007 ;
- LDDS enfin, depuis la loi de 2016, qui lui a ajouté la dimension solidaire.
La fiche Service-Public.fr (fiche F2368) le décrit en détail. Ainsi, il garde la même rémunération et la même fiscalité que le Livret A. En revanche, il oriente les fonds collectés vers l’économie sociale et solidaire, la transition énergétique et la rénovation thermique.
Les points communs au Livret A et au LDDS
- Épargne réglementée : l’État fixe les conditions dans le Code monétaire et financier.
- Fiscalité à 0 % : aucun impôt sur le revenu, aucun prélèvement social.
- Garantie de l’État : les fonds sont sécurisés, même en cas de faillite de la banque.
- Retraits libres : vous retirez donc à tout moment, sans pénalité.
- Taux identique : par ailleurs, les deux livrets évoluent ensemble, deux fois par an.
- Aucun frais : l’ouverture, la tenue de compte et les retraits sont gratuits.
Livret A : conditions, plafond, taux et fiscalité
Qui peut ouvrir un Livret A ?
- Toute personne physique, quel que soit son âge. Par exemple, des parents peuvent l’ouvrir pour un nouveau-né.
- Aucune condition de domicile fiscal : un non-résident peut donc détenir un Livret A dans une banque française.
- Un seul Livret A par personne, toutes banques confondues et pour toute la vie.
- Certaines personnes morales, comme les associations et les organismes HLM, avec des plafonds propres.
Le plafond de versements
- Particuliers : d’abord, 22 950 € de versements cumulés ;
- Associations : ensuite, 76 500 € ;
- Organismes HLM et syndicats de copropriétaires : enfin, pas de plafond ou plafond spécifique selon le statut.
Le taux d’intérêt : la formule de la Banque de France
Selon la Banque de France, le taux du Livret A change le 1er février et le 1er août de chaque année. La formule officielle combine trois éléments :
- d’abord, la moyenne sur six mois de l’inflation hors tabac (indice de l’INSEE) ;
- ensuite, la moyenne sur six mois du taux €STR, le taux interbancaire européen à court terme ;
- enfin, un plancher légal fixé à 0,5 %.
Toutefois, le gouvernement peut maintenir ou modifier le taux issu de la formule. Il agit toutefois sur proposition du gouverneur de la Banque de France. Puis les changements paraissent au Journal officiel. Avant un versement, consultez donc toujours le site de la Banque de France pour connaître le taux en vigueur.
La fiscalité : une exonération totale
Les intérêts du Livret A sont totalement exonérés. Concrètement :
- l’impôt sur le revenu est de 0 %, au lieu des 12,8 % du prélèvement forfaitaire unique (PFU) ;
- de même, les prélèvements sociaux sont de 0 % ;
- le PFU, ou « flat tax », ne s’applique donc pas.
De plus, la banque ajoute les intérêts au capital le 31 décembre. Ainsi, vous n’avez rien à déclarer aux impôts. C’est donc le placement le plus simple sur le plan fiscal.
LDDS : conditions, plafond, taux et fiscalité
Qui peut ouvrir un LDDS ?
- Les majeurs uniquement (18 ans révolus). C’est la grande différence avec le Livret A, ouvert dès la naissance.
- Les résidents fiscaux français : il faut en outre être domicilié fiscalement en France.
- Un seul LDDS par contribuable. Ainsi, un couple marié ou pacsé peut détenir deux LDDS.
- Dans n’importe quelle banque française : en pratique, toutes le proposent.
Plafond et rémunération
- Plafond : 12 000 € de versements cumulés. Là encore, toutefois, les intérêts peuvent le faire dépasser.
- Taux identique au Livret A, avec les mêmes révisions au 1er février et au 1er août.
- Fiscalité identique au Livret A : exonération totale d’impôt et de prélèvements sociaux.
La spécificité solidaire du LDDS
Depuis le 1er octobre 2020, la banque doit proposer chaque année un don à l’épargnant. Ce don profite à une entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS) ou à une structure de finance solidaire. Par ailleurs, il peut se faire en une fois ou par versements réguliers.
En revanche, ce don ne change ni la fiscalité ni le taux du livret. Il renforce donc simplement sa dimension solidaire. Selon Economie.gouv.fr, il s’agit d’ailleurs d’un droit de l’épargnant, jamais d’une obligation.
Livret A vs LDDS : le tableau comparatif
| Critère | Livret A | LDDS |
|---|---|---|
| Année de création | 1818 | 1983 (ex-Codevi) |
| Plafond de versements (particulier) | 22 950 € | 12 000 € |
| Âge minimum d’ouverture | Aucun (dès la naissance) | 18 ans révolus |
| Condition de domicile fiscal | Aucune | Domicile fiscal en France |
| Cumul avec un autre livret du même type | Non (un seul par personne) | Non (un seul par contribuable) |
| Taux d’intérêt | Formule Banque de France | Identique au Livret A |
| Fiscalité (IR et PS) | 0 % | 0 % |
| Garantie de l’État | Oui | Oui |
| Utilité sociale principale | Financement du logement social | ESS, transition énergétique et logement social |
| Don solidaire annuel | Non prévu | Proposé depuis 2020 |
Retraits, dépôts et gestion au quotidien
Livret A et LDDS : les règles de fonctionnement
- Retraits libres à tout moment, sans pénalité.
- Aucun frais : de plus, dépôts, retraits et virements internes sont gratuits.
- Versement minimum à l’ouverture : 10 € en général, et 1,50 € à La Banque Postale.
- Montant minimum : 10 € en général par opération et sur le compte. Sous ce seuil, la banque peut clôturer le livret.
- Capitalisation annuelle au 31 décembre : les intérêts rejoignent le capital et rapportent à leur tour l’année suivante.
Le calcul des intérêts du Livret A et du LDDS par quinzaine
Les intérêts se calculent par quinzaine : du 1er au 15, puis du 16 à la fin du mois. D’abord, un dépôt rapporte à partir de la quinzaine suivante. Ainsi, une somme versée le 10 rapporte dès le 16. En revanche, une somme versée le 20 rapporte seulement à partir du 1er du mois suivant.
Ensuite, une somme retirée cesse de rapporter dès le début de la quinzaine du retrait. Par conséquent, mieux vaut verser juste avant le 1er ou le 16. À l’inverse, il vaut mieux retirer en fin de quinzaine, le 15 ou le dernier jour du mois.
Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune : le comparatif complet
Le Livret A et le LDDS ne sont pas les seuls livrets réglementés. En effet, le LEP et le Livret Jeune s’adressent à des publics précis. Voici leurs principales différences :
| Critère | Livret A | LDDS | LEP | Livret Jeune |
|---|---|---|---|---|
| Plafond | 22 950 € | 12 000 € | 10 000 € | 1 600 € |
| Âge | Tous | 18 ans et plus | 18 ans et plus | 12 à 25 ans |
| Condition | Aucune | Domicile fiscal en France | Revenus modestes (plafond de revenu fiscal de référence) | Aucune |
| Taux | Formule Banque de France | Identique au Livret A | Taux majoré, supérieur à celui du Livret A | Fixé par la banque, au moins égal au Livret A |
| Fiscalité (IR et PS) | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % |
| Cumul avec les autres livrets | Oui (LDDS, LEP, Livret Jeune) | Oui | Oui | Oui |
Pour un particulier, l’ordre de priorité conseillé est donc le suivant :
- Le LEP (Livret d’épargne populaire) en premier si vous y avez droit : c’est le taux le plus élevé, avec un plafond de 10 000 €.
- Le Livret Jeune pour les 12-25 ans : son plafond est petit, mais il est souvent bien rémunéré.
- Le LDDS puis le Livret A : le taux est le même, mais le LDDS finance en priorité l’ESS et la transition énergétique.
Livret A et LDDS : où va votre argent ?
La centralisation à la Caisse des Dépôts
Environ 60 % des dépôts du Livret A et du LDDS rejoignent le Fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Ensuite, cette centralisation finance plusieurs priorités publiques :
- le logement social : construction et rénovation de HLM, foyers de jeunes travailleurs, résidences seniors ;
- la politique de la ville : quartiers prioritaires et rénovation urbaine ;
- les équipements locaux : hôpitaux publics, écoles, transports en commun ;
- la transition énergétique : grands projets de rénovation thermique.
Les fonds laissés aux banques (environ 40 %)
Le reste des dépôts demeure à la disposition des banques. Cependant, elles doivent respecter des règles d’emploi fixées par le Code monétaire et financier :
- au moins 80 % de ces fonds doivent financer les petites et moyennes entreprises (PME) ;
- une part doit aussi soutenir l’économie sociale et solidaire ;
- une autre part finance la transition énergétique (rénovation, énergies renouvelables).
Ainsi, chaque euro déposé sur un Livret A ou un LDDS a un impact social ou environnemental. Pour passer à l’action chez vous, consultez notre guide de la rénovation énergétique.
Livret A et LDDS, assurance vie ou compte à terme : quel arbitrage ?
| Critère | Livret A / LDDS | Assurance vie (fonds euros) | Compte à terme |
|---|---|---|---|
| Rendement (ordre de grandeur) | Taux réglementé (variable) | 2 à 3 % nets en général | Variable selon la durée bloquée |
| Fiscalité | 0 % | Allégée après 8 ans (abattement annuel) | PFU sur les intérêts |
| Disponibilité | Immédiate | Immédiate, mais fiscalité moins favorable avant 8 ans | Bloqué sur une durée définie |
| Plafond | 22 950 € + 12 000 € | Aucun | Aucun |
| Garantie du capital | État français (100 %) | Fonds de garantie jusqu’à 70 000 € | Fonds de garantie jusqu’à 100 000 € |
| Usage prioritaire | Épargne de précaution | Épargne longue et transmission | Épargne bloquée à moyen terme |
En pratique, le Livret A et le LDDS sont l’outil idéal pour l’épargne de précaution. Il s’agit en effet de garder 3 à 6 mois de dépenses courantes, disponibles tout de suite. Au-delà, l’assurance-vie ou le PEA deviennent plus pertinents pour faire fructifier un surplus d’épargne.
Pour trouver le bon équilibre, lisez aussi notre article sur comment bien répartir son épargne entre sécurité et rendement.
Trois cas pratiques chiffrés
Cas n° 1 : un jeune couple qui crée son épargne de précaution
Contexte : Julie et Antoine ont 30 ans. Ensemble, ils gagnent 4 500 € par mois. Leur objectif est donc de mettre de côté 6 mois de dépenses courantes, soit 15 000 € disponibles à tout moment.
Stratégie : ils versent 500 € par mois. D’abord, 60 % vont sur leurs deux LDDS, jusqu’au plafond de 12 000 € chacun. Ensuite, le reste va sur leurs Livrets A.
Résultat après 30 mois : ainsi, leurs 15 000 € d’épargne de précaution sont constitués. Cette somme reste disponible, et les intérêts s’ajoutent chaque année. De plus, ils ne paient aucun impôt et ne prennent aucun risque sur le capital.
Cas n° 2 : un couple de retraités qui optimise sa fiscalité
Contexte : Michel et Denise ont 68 ans et sont mariés. Après une vente immobilière, ils disposent donc de 100 000 € d’épargne.
Stratégie : ils remplissent leurs quatre livrets réglementés jusqu’au plafond :
- 2 Livrets A : 2 × 22 950 € = 45 900 € ;
- 2 LDDS : 2 × 12 000 € = 24 000 € ;
- soit 69 900 € d’épargne défiscalisée, disponible à tout moment.
Ensuite, ils placent le solde de 30 100 € sur une assurance vie en fonds euros, pour un horizon de plus de 8 ans.
Résultat : le couple est protégé. En effet, 70 % du capital ne supporte aucune fiscalité et bénéficie de la garantie de l’État. Par ailleurs, environ 42 000 € de leurs dépôts financent le logement social.
Cas n° 3 : une étudiante qui commence à épargner
Contexte : Léa a 22 ans. Elle est étudiante en alternance et touche 900 € par mois. Malgré ce budget serré, elle veut prendre l’habitude d’épargner chaque mois.
Stratégie : elle ouvre un Livret Jeune (plafond 1 600 €) et un LDDS (plafond 12 000 €). Par ailleurs, son Livret A existe déjà depuis l’enfance. Elle verse donc 50 € par mois, d’abord sur le Livret Jeune, souvent mieux rémunéré, puis sur le LDDS.
Résultat après 3 ans : Léa détient environ 1 900 €. Surtout, elle a pris le réflexe d’épargner. Plus tard, elle pourra ainsi passer au PEA ou à l’assurance vie.
Livret A et LDDS : les bonnes stratégies d’utilisation
1. L’épargne de précaution, priorité absolue
Commencez par mettre de côté 3 à 6 mois de dépenses courantes. En effet, cette réserve doit rester disponible, sans impôt et sans risque. Le Livret A et le LDDS sont donc l’outil parfait pour cela.
2. Remplir le LDDS puis le Livret A dans le bon ordre
Le LDDS et le Livret A offrent en effet le même taux et la même fiscalité. L’ordre conseillé est donc le suivant :
- le LEP en priorité si vous y avez droit (taux majoré) ;
- le LDDS jusqu’au plafond de 12 000 € ;
- le Livret A jusqu’au plafond de 22 950 € ;
- au-delà, l’assurance vie, le PEA ou le PER, selon votre profil et votre horizon.
Pour préparer la retraite, voyez notre guide sur les avantages et inconvénients du PER. Pour des revenus immobiliers sans gestion, consultez aussi notre guide complet sur les SCPI.
3. Jouer avec les quinzaines
Comme vu plus haut, les intérêts se calculent par quinzaine. Ainsi, un versement fait le 15 rapporte dès le 16. De même, un retrait fait le 15 garde les intérêts de la première quinzaine. Cette règle méconnue permet donc de gagner quelques jours d’intérêts.
Livret A et LDDS : comment éviter les arnaques
- Refusez les frais : le Livret A et le LDDS sont gratuits (ouverture, tenue de compte, retraits). Une banque qui facture ces opérations est donc en infraction.
- Méfiez-vous des taux « boostés » promis par des acteurs non bancaires. En effet, le taux est le même dans toutes les banques agréées.
- Vérifiez l’agrément de l’ACPR : en effet, seules les banques agréées peuvent distribuer ces livrets.
- Ne donnez jamais vos identifiants bancaires par téléphone ou par e-mail. Les banques ne les demandent jamais.
- Ignorez les SMS ou e-mails de « rappel Livret A » avec un lien à cliquer : c’est un schéma classique d’hameçonnage.
Questions fréquentes sur le Livret A et le LDDS
Qu’est-ce que le Livret A ?
C’est le placement d’épargne réglementée le plus répandu en France. Son plafond est de 22 950 € et son taux suit une formule de la Banque de France. De plus, ses intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Créé en 1818, il est distribué par toutes les banques depuis 2009.
Qu’est-ce que le LDDS ?
C’est le Livret de Développement Durable et Solidaire, l’ancien Codevi. Son plafond est donc de 12 000 €. En outre, son taux et sa fiscalité sont identiques à ceux du Livret A. Il est réservé aux majeurs domiciliés fiscalement en France et finance surtout l’ESS et la transition énergétique.
Quels sont les plafonds du Livret A et du LDDS ?
Le Livret A est plafonné à 22 950 € pour les particuliers et à 76 500 € pour les associations. Le LDDS, en revanche, est plafonné à 12 000 €. Toutefois, les intérêts capitalisés peuvent dépasser ces plafonds sans clôture du livret.
Comment est calculé le taux du Livret A ?
La formule de la Banque de France combine la moyenne sur six mois de l’inflation hors tabac et celle du taux €STR. Le taux est revu le 1er février et le 1er août, avec un plancher de 0,5 %. Cependant, le gouvernement peut maintenir ou modifier le résultat.
Peut-on avoir plusieurs Livrets A ou LDDS ?
Non, chaque personne ne peut détenir qu’un Livret A et qu’un LDDS. En revanche, un couple marié ou pacsé peut détenir 2 Livrets A et 2 LDDS. Le foyer place ainsi jusqu’à 69 900 € sans impôt.
Quelle fiscalité pour le Livret A et le LDDS ?
Les intérêts sont totalement exonérés : 0 % d’impôt sur le revenu et 0 % de prélèvements sociaux. Ensuite, ils s’ajoutent au capital le 31 décembre. Par ailleurs, vous n’avez rien à déclarer aux impôts.
Où va l’argent déposé sur ces livrets ?
Environ 60 % des dépôts vont à la Caisse des Dépôts, qui finance surtout le logement social. Le reste demeure dans les banques. Or celles-ci doivent alors en consacrer au moins 80 % aux PME, ainsi qu’une part à l’ESS et à la transition énergétique.
Livret A ou LDDS : que choisir ?
Les deux livrets sont complémentaires, car ils ont le même taux et la même fiscalité. Remplissez donc d’abord le LDDS (12 000 €), puis le Livret A (22 950 €). Si vous y avez droit, ouvrez les deux.
Ce qu’il faut retenir
Le Livret A et le LDDS restent les piliers de l’épargne des ménages français. Ils réunissent plus de 80 millions de comptes et plus de 600 milliards d’euros. Chaque épargnant peut en effet placer 22 950 € sur le Livret A et 12 000 € sur le LDDS. Cette épargne est aussi défiscalisée, disponible et garantie par l’État. Pour un couple, le total atteint donc 69 900 €.
De plus, ces livrets financent le logement social et la transition écologique. Ils sont donc l’outil idéal pour l’épargne de précaution. Ensuite, l’assurance vie ou le PEA prennent le relais pour faire fructifier le surplus. Enfin, retenez la règle d’or : le LEP d’abord si vous y avez droit, puis le LDDS, puis le Livret A.
Sources officielles
- Service-Public.fr — Fiche F2365 Livret A — conditions officielles du Livret A.
- Service-Public.fr — Fiche F2368 LDDS — conditions officielles du LDDS.
- Economie.gouv.fr — Livret A — guide du ministère de l’Économie.
- Economie.gouv.fr — LDDS — guide officiel du LDDS.
- Banque de France — Livret A — formule officielle de calcul du taux.
- Banque de France — LDDS — cadre réglementaire du LDDS.
- Legifrance — Code monétaire et financier, articles L221-1 et suivants.
- ACPR — Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (banques agréées).


