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Plan d’épargne retraite ou PER, avantages et inconvénients ?

By 26 mars 2021septembre 18th, 2026No Comments
Plan d'épargne retraite ou PER
Temps de lecture : 14 min.

Article mis à jour le 18 septembre 2026 par M & F

À retenir en 2026

  • Encours record : le PER a franchi 150 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2026 (Direction Générale du Trésor).
  • 3 déclinaisons : PER Individuel (PERin), PER Obligatoire (PERO), PER Collectif (PERCol).
  • Plafond de déduction 2026 (PASS 47 100 €) : salariés max 37 680 €, TNS max 87 135 €.
  • Âge idéal pour souscrire : entre 35 et 55 ans avec TMI ≥ 30 %. Loi de Finance 2025 : âge limite souscription porté à 67 ans.
  • Loi de Finance 2025 : fin de la non-imposition IR pour les héritiers sur les sommes du PER au décès du titulaire.
  • Sortie possible : capital, rente viagère, ou combinaison des deux (choix bloquant).
  • 6 cas de déblocage anticipé : décès conjoint, invalidité, surendettement, fin de chômage, liquidation judiciaire indépendant, achat résidence principale.
  • Vigilance arnaques : DGCCRF alerte sur démarchage abusif — vérifier ORIAS et frais totaux.

« Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un dispositif d’épargne à long terme qui permet de préparer sa retraite tout en réduisant son impôt sur le revenu — à condition de bien choisir son contrat et de comprendre la fiscalité à la sortie. »

Depuis le 1er octobre 2019, le Plan d’Épargne Retraite (PER) a bouleversé le paysage de l’épargne retraite en France. Créé par la Loi PACTE du 22 mai 2019, il a remplacé les anciens dispositifs (PERP, Madelin, PERCO, Article 83) devenus obsolètes le 1er octobre 2020. En 2026, selon la Direction Générale du Trésor, l’encours du PER a franchi 150 milliards d’euros, confirmant son succès massif auprès des ménages français.

Le PER vous tente, mais vous hésitez encore à souscrire ? Ce guide 2026 fait le point sur les avantages, les inconvénients, la fiscalité actualisée, l’âge idéal pour souscrire (la question qui revient le plus souvent), les 3 types de PER, la comparaison avec l’assurance-vie, et les pièges à éviter — notamment les arnaques signalées par la DGCCRF.

Le PER en 2026 : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un produit d’épargne à long terme destiné à préparer votre retraite. Il permet d’accumuler des versements de différentes sources (versements personnels volontaires, épargne salariale, versements obligatoires de l’employeur) pour se constituer un complément de retraite versé sous forme de rente viagère, de capital, ou d’une combinaison des deux.

⚠️ Attention à la confusion avec le PERP : le PERP (Plan d’Épargne Retraite Populaire) est un ancien produit, remplacé par le PER individuel depuis le 1er octobre 2019. Depuis le 1er octobre 2020, il est impossible de souscrire un nouveau PERP. Les anciens PERP peuvent toujours être conservés ou transférés vers un PER.

Les 3 types de PER en 2026

Le PER se décline en trois compartiments juridiquement distincts :

Type de PER Public visé Alimentation Successeur de
PER Individuel (PERin) Toute personne physique Versements volontaires du titulaire (déductibles ou non) PERP + Madelin
PER Collectif (PERCol) Salariés de l’entreprise (facultatif) Intéressement, participation, abondement employeur, versements volontaires PERCO
PER Obligatoire (PERO) Salariés (ou catégorie) — obligatoire Cotisations obligatoires (employeur + salarié) Article 83

Ces trois compartiments peuvent coexister dans un même PER, ce qui offre une flexibilité inédite : vous pouvez consolider votre épargne retraite issue de différentes sources dans un contrat unique. Les transferts d’un compartiment à un autre sont possibles et gratuits sous certaines conditions.

À qui s’adresse le PER ?

Le PER Individuel est accessible à toute personne physique résidant en France, sans condition de statut professionnel (salariés, indépendants, professions libérales, sans activité, retraités). Depuis la Loi de Finance 2025, l’âge limite de souscription a été porté à 67 ans — au-delà, il n’est plus possible d’ouvrir un nouveau PER. Il reste néanmoins possible d’alimenter un PER existant après 67 ans.

Il est également possible d’ouvrir un PER au nom d’un enfant mineur : le parent (tuteur légal) peut déduire les versements de son propre revenu imposable, dans la limite d’un plafond spécifique. Une stratégie patrimoniale intéressante pour préparer l’entrée dans la vie active de ses enfants.

À partir de quel âge est-il rentable de souscrire un PER ?

C’est la question qui revient systématiquement — et la réponse dépend de 3 critères cumulatifs.

Critère 1 : votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI)

Le PER n’a de sens fiscal que si votre TMI est d’au moins 30 %. En dessous, l’intérêt de la déduction est faible et vous risquez de payer plus à la sortie qu’à l’entrée. Barème 2026 (revenus 2025) :

TMI 2026 Tranche de revenu net imposable (célibataire) Intérêt PER
0 % jusqu’à 11 497 € ❌ Aucun
11 % de 11 498 à 29 315 € ⚠️ Faible — PER contre-productif
30 % de 29 316 à 83 823 € ✅ Bon rapport
41 % de 83 824 à 180 294 € ✅ Très rentable
45 % au-delà de 180 294 € ✅ Extrêmement rentable

Critère 2 : votre horizon d’épargne

L’idéal est un horizon d’au moins 10 ans avant la retraite. Plus vous laissez capitaliser longtemps, plus les intérêts composés compensent la fiscalité de sortie. Un PER souscrit à 30 ans (37 ans de capitalisation avant retraite à 67 ans) sera bien plus performant qu’un PER souscrit à 62 ans (5 ans seulement).

Critère 3 : votre TMI attendue à la retraite

Le pari gagnant du PER : votre TMI à la retraite sera inférieure à votre TMI en activité (baisse de revenus attendue). Vous déduisez à 41 % maintenant et payez à 30 % (voire 11 %) à la sortie = gain net.

Si vous prévoyez au contraire une TMI stable ou supérieure à la retraite (cadres dirigeants, dirigeants d’entreprise, professions libérales prospères), le PER perd tout son intérêt fiscal.

Synthèse — quand souscrire ?

Fourchette idéale : entre 35 et 55 ans avec TMI ≥ 30 %.

  • 30-35 ans avec TMI 11 % : préférez une Assurance-Vie ou un PEA (plus souple, moins fiscalisé à la sortie)
  • 35-55 ans avec TMI 30-41 % : le PER est particulièrement rentable
  • 55-65 ans avec TMI 41-45 % : encore intéressant si vous prévoyez une forte baisse de revenus à la retraite
  • Après 65 ans : privilégier l’assurance-vie, sauf optique transmission (voir Loi Finance 2025 plus bas)

Exemple chiffré : un cadre supérieur de 45 ans, TMI 41 %, verse 10 000 €/an pendant 20 ans sur un PER. Économie d’IR immédiate : 4 100 €/an × 20 = 82 000 €. Capital estimé à 65 ans : 340 000 € (rendement moyen 3,5 %/an). Sortie en rente à TMI 30 % : imposition étalée sur 20+ ans de retraite = optimisation fiscale substantielle.

Les avantages du PER en 2026

1. Un moyen efficace de réduire son impôt sur le revenu

C’est LE point fort du PER. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel. Sur les versements 2026 (déclarés en 2027), avec le PASS 2026 fixé à 47 100 € :

Statut Plafond minimum Plafond maximum
Salariés 10 % du PASS 2025 (46 368 €) = 4 637 € 10 % des revenus 2025 dans la limite de 8 PASS = 37 680 €
Travailleurs non-salariés (TNS) 10 % du PASS 2025 = 4 637 € 10 % du bénéfice imposable 2025 + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS = 87 135 €

Report des plafonds non utilisés : les plafonds non consommés sont reportables sur les 3 années suivantes — utile pour rattraper un versement exceptionnel (héritage, prime, cession d’actifs).

2. Plusieurs profils d’investissement disponibles

Le PER propose une gestion pilotée par horizon (mode par défaut) : trois profils selon l’aversion au risque et la distance à la retraite :

  • Prudent horizon retraite : majorité en fonds euros / obligations, faible risque
  • Équilibré horizon retraite (par défaut) : mix actions/obligations/immobilier
  • Dynamique horizon retraite : forte proportion d’actions, potentiel rendement élevé, volatilité forte

La règle de la gestion pilotée : plus vous approchez de la retraite, plus la part d’actifs risqués (actions) diminue au profit des actifs sécurisés (fonds euros). C’est ce qu’on appelle la « désensibilisation progressive ».

3. Des transferts flexibles et gratuits

Contrairement à ses prédécesseurs, le PER autorise les transferts entre compartiments (personnel ↔ salarié) et entre contrats (banque → assureur → société de gestion) sans pénalités, sous conditions. Cette portabilité facilite la mobilité professionnelle et l’optimisation des frais.

4. Sortie en capital, en rente, ou mixte

Grande nouveauté du PER par rapport aux anciens dispositifs : la sortie en capital est autorisée en une seule fois (avant la Loi PACTE, la sortie était obligatoirement en rente pour le PERP et le Madelin). Trois options à l’échéance :

  • 100 % capital : versement unique du capital accumulé
  • 100 % rente viagère : versements mensuels à vie
  • Mixte capital + rente : par exemple 30 % en capital pour un projet + 70 % en rente pour un complément mensuel

Choix bloquant : la répartition capital/rente est irréversible à la sortie. Réfléchissez bien : la rente peut sembler tentante mais est irrévocable et taxée comme pension à vie, tandis que le capital laisse plus de latitude mais est imposé en une fois.

5. Six cas de déblocage anticipé

Le PER est bloqué jusqu’à la retraite (âge légal ou liquidation). Mais la loi prévoit 6 cas de déblocage anticipé sans pénalité :

  1. Décès du conjoint ou du partenaire de PACS
  2. Invalidité 2e ou 3e catégorie du titulaire, conjoint, partenaire ou enfant à charge
  3. Surendettement constaté par la commission de surendettement
  4. Expiration des droits au chômage ou cessation de mandat social non indemnisé
  5. Cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire
  6. Achat de la résidence principale (uniquement PER Individuel et PERCol, PAS le PERO)

En cas de déblocage pour accident de la vie (cas 1 à 5), le capital est exonéré d’impôt sur le revenu. Les plus-values restent soumises aux prélèvements sociaux à 17,2 %.

6. Un contrat accessible à tous les âges

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas d’âge minimum pour ouvrir un PER — on peut en souscrire un pour un enfant mineur. Depuis la Loi de Finance 2025, l’âge limite de souscription est de 67 ans (mais on peut continuer à alimenter un PER existant après).

Les inconvénients et risques du PER en 2026

1. Une épargne bloquée jusqu’à la retraite

Le PER est un produit « tunnel » : les fonds versés ne peuvent en principe être récupérés qu’à la retraite (ou dans les 6 cas de déblocage anticipé). C’est le principal frein psychologique pour beaucoup d’épargnants — l’argent n’est pas disponible en cas de besoin non prévu par la loi.

2. Une fiscalité de sortie lourde pour les hauts revenus persistants

Les versements ayant bénéficié de la déduction à l’entrée sont imposés à la sortie :

  • Sortie en capital : les versements déduits sont soumis au barème progressif de l’IR (pas de flat tax possible sur la part versements). Les plus-values sont soumises au PFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS).
  • Sortie en rente : imposée comme une pension de retraite (barème IR avec abattement 10 %) + prélèvements sociaux 17,2 % sur une fraction de la rente selon l’âge du crédirentier (60-69 ans : 40 % ; 70+ ans : 30 %).

Si votre TMI reste élevée à la retraite (≥ 30 %), la fiscalité de sortie mange une grande partie du gain fiscal de l’entrée.

3. Contre-productif pour les TMI faibles

Pour les épargnants dans les tranches à 0 % ou 11 %, le PER n’a aucun intérêt fiscal et devient même pénalisant :

  • Pas d’économie d’impôt à l’entrée (TMI 0 %) ou économie faible (TMI 11 %)
  • Imposition à la sortie potentiellement supérieure à l’économie initiale

Pour ces profils : préférer une Assurance-Vie, un PEA ou un Livret A/LDDS pour l’épargne de précaution.

4. Des rendements variables selon les contrats

Selon Les Echos, « on trouve à la fois du très bon et du très mauvais PER sur le marché ». Les rendements 2026 constatés :

Support Rendement moyen 2026 Risque
Fonds euros (garantie capital) 2 à 3 % nets Très faible
Unités de compte prudentes 3 à 5 % Faible à modéré
Unités de compte équilibrées 4 à 6 % sur 10 ans Modéré
Unités de compte dynamiques 5 à 8 % sur 10 ans Fort

Attention aux frais totaux — un PER peut cumuler : frais d’entrée (0 à 5 %), frais de gestion annuels (0,5 à 2,5 %), frais d’arbitrage (0 à 0,5 %), frais de sortie en rente (2 à 3 % annuel), frais d’unité de compte (0,5 à 3 %). Sur les mauvais contrats, le TER (Total Expense Ratio) peut atteindre 3 à 4 % par an, ce qui dévore la performance brute.

5. Une conversion rente incertaine

Si vous choisissez la sortie en rente, le taux de conversion capital→rente sera déterminé au moment de la liquidation, selon la table de mortalité en vigueur. Or l’espérance de vie augmente en France (+ 3 mois/an en moyenne), ce qui allonge les tables et diminue les rentes futures. Vous ne pouvez donc pas garantir aujourd’hui le montant de votre rente future.

Fiscalité successorale : ce qui change avec la Loi de Finance 2025

La Loi de Finance 2025 a durci la fiscalité du PER en cas de décès du titulaire. Auparavant, le PER bénéficiait d’un régime successoral proche de l’assurance-vie :

  • Décès avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà
  • Décès après 70 ans : abattement global de 30 500 € puis barème successoral classique

Depuis la Loi de Finance 2025, les héritiers doivent désormais s’acquitter de l’impôt sur le revenu sur les sommes du PER héritées — fin de la non-imposition IR. Selon Boursorama, conserver un PER jusqu’au décès peut néanmoins rester avantageux pour les héritiers dans certaines configurations patrimoniales (notamment les héritiers en tranche basse d’imposition).

Selon Moneyvox, les plafonds de déduction évoluent également pour les épargnants après 70 ans — à vérifier au cas par cas selon votre situation.

PER vs Assurance-vie : le grand match 2026

Le débat classique en gestion de patrimoine — quel est le meilleur outil selon votre situation ?

Critère PER Assurance-vie
Déduction fiscale à l’entrée ✅ Oui (versements) ❌ Non
Fiscalité de sortie ❌ Barème IR (capital) + PS ✅ PFU 30 % ou barème (abattement 4 600/9 200 € après 8 ans)
Disponibilité des fonds Bloqué (sauf 6 cas) ✅ Retrait libre à tout moment
Diversité des supports Fonds euros + UC Fonds euros + UC + SCPI + ETF
Transmission décès ⚠️ Fiscalisée depuis LF 2025 ✅ Abattement 152 500 €/bénéficiaire (avant 70 ans)
Frais moyens 2026 2 à 4 %/an TER 1 à 2,5 %/an TER
Public cible TMI ≥ 30 %, 35-60 ans Tous profils

La stratégie gagnante en 2026 : les deux outils sont complémentaires. Ouvrir une AV pour la souplesse et la transmission optimisée + un PER pour la défiscalisation immédiate (uniquement si TMI ≥ 30 %). Répartir ses versements selon la fiscalité et l’horizon.

Anti-arnaques : la vigilance impérative en 2026

La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) alertent régulièrement sur le démarchage abusif autour du PER et sur les faux produits d’épargne retraite.

🚨 Les 5 signaux d’alerte à ne jamais ignorer :

  1. Démarchage téléphonique agressif avec promesse de rendement > 8 %/an garanti
  2. Refus du délai de réflexion 30 jours obligatoire pour toute vente à distance
  3. Pression pour un versement rapide de plusieurs milliers d’euros
  4. Intermédiaire non inscrit à l’ORIAS (registre officiel des intermédiaires financiers)
  5. Documents contractuels flous sur les frais (souscription, gestion, arbitrage, sortie, rente)

Réflexes obligatoires avant tout engagement :

  1. Vérifier l’inscription de l’intermédiaire sur ORIAS.fr (registre officiel)
  2. Consulter la liste noire AMF des sites et entités frauduleux
  3. Demander la Fiche Information Clé (DIC) obligatoire avant toute souscription
  4. Comparer les frais totaux (TER) de plusieurs contrats
  5. Prendre le temps du délai de réflexion — jamais de signature sous pression

Comment ouvrir un PER en 2026 ?

Un PER peut être souscrit auprès de plusieurs types d’organismes :

  • Banques traditionnelles (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Mutuel…)
  • Banques en ligne (Boursorama, Fortuneo, Hello Bank, BforBank…)
  • Compagnies d’assurance (AXA, Generali, Groupama, MAIF, MAAF…)
  • Sociétés de gestion et courtiers en ligne (Yomoni, Nalo, Ramify, Linxea, Placement-direct, MonPetitPlacement…)
  • Conseillers en gestion de patrimoine (CGP) inscrits à l’ORIAS

Les critères de choix essentiels :

  1. TER (Total Expense Ratio) : frais totaux annuels — cible < 2 %
  2. Choix des supports : nombre d’UC disponibles, présence de fonds euros performants, SCPI, ETF
  3. Modes de gestion : libre, sous mandat, pilotée par horizon
  4. Options de sortie : capital, rente, mixte, table de mortalité utilisée
  5. Portabilité : facilité et coût des transferts entrants/sortants
  6. Solidité de l’assureur : notation, ratio de solvabilité (Solvency II)

Questions fréquentes sur le PER

Qu’est-ce que le Plan d’Épargne Retraite (PER) en 2026 ?

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un produit d’épargne à long terme créé par la Loi PACTE du 22 mai 2019, en vigueur depuis le 1er octobre 2019. Il remplace définitivement les anciens produits PERP, Madelin, PERCO et Article 83 (interdits à la souscription depuis le 1er octobre 2020). Le PER se décline en 3 versions : PERin, PERO et PERCol. Encours au 30 juin 2026 : 150 milliards d’euros.

À partir de quel âge est-il rentable de souscrire un PER ?

Un PER devient rentable dès lors que 3 conditions sont réunies : TMI ≥ 30 % (revenus > 29 316 €), horizon ≥ 10 ans, et TMI attendue à la retraite inférieure à la TMI actuelle. Concrètement : entre 35 et 55 ans avec TMI 30-41 % = très rentable. Après 60 ans : privilégier l’assurance-vie sauf optique transmission.

Quels sont les plafonds de déduction fiscale du PER en 2026 ?

Sur les versements 2026, avec le PASS 2026 fixé à 47 100 € : Salariés max 37 680 €, TNS max 87 135 €. Les plafonds non utilisés sont reportables sur 3 ans.

Quelle fiscalité à la sortie du PER en 2026 ?

Sortie en capital : versements déduits imposés au barème IR, plus-values au PFU 30 %. Sortie en rente : imposée comme pension de retraite (barème IR + PS 17,2 % sur une fraction). Sortie mixte possible. En cas d’accident de la vie : capital exonéré d’IR.

Quels sont les 3 types de PER en 2026 ?

PER Individuel (PERin) — ouvert à tous. PER Obligatoire (PERO) — mis en place par l’entreprise, cotisations obligatoires. PER Collectif (PERCol) — facultatif, alimenté par intéressement/participation/abondement.

Peut-on débloquer un PER avant la retraite ?

Oui, dans 6 cas légaux : décès conjoint, invalidité, surendettement, fin de chômage, liquidation judiciaire indépendant, achat résidence principale (PERin/PERCol uniquement).

PER ou Assurance-vie : que choisir en 2026 ?

PER pour les TMI ≥ 30 % avec horizon > 10 ans. AV pour la souplesse (retrait libre) et la transmission optimisée. Les deux sont complémentaires : AV pour la souplesse + PER pour la défiscalisation.

Que devient le PER en cas de décès du titulaire ?

Depuis la Loi de Finance 2025, les héritiers doivent s’acquitter de l’impôt sur le revenu sur les sommes du PER héritées (fin de la non-imposition IR). L’optimisation transmission via PER reste possible mais devient moins avantageuse.

Comment éviter les arnaques au PER en 2026 ?

5 signaux d’alerte : démarchage agressif, refus délai réflexion 30 jours, pression pour versement rapide, intermédiaire non ORIAS, documents flous sur les frais. Vérifier ORIAS et liste noire AMF systématiquement.

Quel rendement attendre d’un PER en 2026 ?

Fonds euros : 2 à 3 % nets. Unités de compte : 4 à 6 % sur 10 ans en moyenne équilibrée. Attention aux frais totaux (TER) qui peuvent atteindre 3-4 %/an sur les mauvais contrats — divisent fortement la performance.

Ce qu’il faut retenir

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un excellent outil de préparation à la retraite en 2026 — à condition d’être bien utilisé. Les 3 conditions clés pour qu’il soit rentable : TMI ≥ 30 %, horizon ≥ 10 ans, et baisse de TMI attendue à la retraite. Souscrit entre 35 et 55 ans dans les bonnes conditions, le PER permet de cumuler économie d’impôt immédiate et constitution d’un capital ou d’une rente pour la retraite. Attention néanmoins aux frais totaux (TER) qui peuvent dévorer la performance, à la fiscalité de sortie qui peut être lourde, et surtout aux démarchages abusifs signalés par la DGCCRF et l’AMF. La bonne stratégie 2026 : combiner PER (défiscalisation) + Assurance-vie (souplesse + transmission) pour couvrir tous les besoins patrimoniaux.

Sources

  • Direction Générale du Trésor — Le PER franchit les 150 Md€ d’encours (5 juin 2026).
  • Les Echos — Du très bon et du très mauvais PER : l’enjeu d’une épargne retraite rentable.
  • Moneyvox — PER : ce qui change pour vos plafonds après 70 ans.
  • Boursorama — Conserver un PER jusqu’à son décès peut être avantageux pour ses héritiers.
  • Ministère de l’Économie — Plan d’Épargne Retraite Individuel.
  • Impots.gouv.fr — Épargne retraite : fiscalité et déclaration.
  • Service Public — Plan d’Épargne Retraite (PER).
  • AMF — Autorité des Marchés Financiers.
  • ORIAS — Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.
  • Loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019 — Legifrance.
  • Loi de Finance 2025 — dispositions relatives au PER (fin non-imposition IR décès, âge limite 67 ans).

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en gestion de patrimoine personnalisé. Les fourchettes de plafonds fiscaux et dispositifs mentionnés sont ceux en vigueur au 18 septembre 2026 en France. Pour toute décision de souscription à un PER, consultez un conseiller en gestion de patrimoine inscrit à l’ORIAS et vérifiez la liste noire AMF.

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